Ma préparation avant une épreuve commence trois jours avant le début de celle-ci et dans 99 % des cas se déroule comme suit :
J-3 : C’est la journée de transfert, je me rends sur le site de course soit en famille et en camping-car soit avec l’équipe de France. J’en profite pour récupérer et commencer mon alimentation spécifique à base de glucides pour remplir mes réserves en glycogène et aussi quelques compléments alimentaires pour optimiser mon fonctionnement métabolique. Pour tout ce qui est quantité et choix des aliments je fais confiance à une nutritionniste, Elsa HUGOT, elle calibre tout ça suivant différents facteurs. Quand je suis en camping-car c’est Aurélie ma femme qui gère la cuisine ou sinon j’essaie de faire au mieux avec ce qui m’est proposé. J’étudie aussi les parcours, les accès et les différentes consignes pour ajuster mon planning de préparation afin de réduire le stress le jour de la compétition. Une fois arrivé et installé soit je fais une petite sortie pour dérouler soit je me repose.
J-2 : Je prépare le handbike et le reste du matériel. Je fais généralement une sortie le matin entre 2 et 3h en endurance, sans forcer, elle me permet aussi de faire une première vérification de mon vélo. L’après-midi, je commence par une une bonne sieste puis des soins soit par un kiné soit artificiellement par une électrostimulation ou pistolet de massage. Je configure aussi mon handbike pour la course du surlendemain, dans la plupart des cas comme sur les courses mondiales la compétition commence par le contre la montre. Je monte les roues de chrono et choisi les braquets en tenant compte du profil du parcours. Le soir je me couche assez tôt après avoir lu et j’évite les écrans pour avoir un bon sommeil. Je le fais aussi hors compétition mais c’est encore plus indispensable à ce moment-là car d’autres facteurs étrangers peuvent altérer le sommeil, pression dû à l’épreuve, bruit ambiant, qualité du matelas de l’oreiller, etc.
J-3 : Sortie pour activer le corps, tester le handbike et repérage du circuit. Quelquefois l’organisation organise une session de repérage dans ce cas-là le circuit est en configuration course et sécurisé, cela peut être aussi fait avant le début des premières épreuves. Sinon c’est repérage sur route ouverte et le circuit peut différer un peu. J’ai un protocole à suivre fait par mon entraîneur, Vincent TERRIER, je dois effectuer des séries sur environ 1h30 avec des séries qui vont augmenter en intensité mais diminuer en durée. Cela permet de préparer le corps pour le lendemain sur plusieurs aspects métaboliques. Je teste aussi les trajectoires dans les virages, repère les dangers et les portions où la différence peut se faire. L’après-midi c’est le même rituel que la vieille et je prépare aussi mon planning du lendemain avec des horaires précis pour le déroulement de mon avant course.
Jour J : en fonction de l’heure de départ, je prends soit mon petit déjeuner soit le déjeuner 3 h avant le début. Il est composé essentiellement de glucides à assimilation rapide et j’évite tout ce qui est difficile à digérer. Après je me repose et m’habille, puis je fais en sorte d’être sur le site 1h15 avant l’heure de mon départ.
Si le matin il y a une session officielle de repérage du circuit, je fais un réveil musculaire qui me sert aussi de dernière reconnaissance.
Mon échauffement diffère selon la course que j’ai, dans tous les cas je rentre dans mon handbike 45mins avant.
Si c’est un contre la montre, l’échauffement se fait sur un home traîner et je suis un protocole strict de 26 mins avec une montée en intensité progressive, cela permet d’être prêt du point de vue musculaire et aussi psychologique à l’effort brutal qui va suivre. Juste avant je suis une routine dans l’installation de mes affaires et j’écoute toujours la même playlist !
Si c’est la course sur route et si c’est possible je fais l’échauffement sur le circuit en effectuant quelques accélérations sinon c’est aussi sur home traîner. Au début des courses, il y a beaucoup d’observation et peu d’attaque donc on a le temps de monter en température.
Après la course, place à la récupération, je mange bien pour refaire le plein et je déroule un peu pour revenir au calme doucement puis ensuite quelques soins en vue soit de la course suivante qui peut être le lendemain ou le sur lendemain soit pour être bien pour rentrer chez moi.
J+1 : S’il y a un jour entre deux épreuves, je privilégie la récupération avec une sortie tranquille de 1h30 à 2h, des soins, une bonne alimentation et beaucoup de repos.
Sinon je réitère mon schéma du jour J.
